Journée de la femme? hum... moi je ne suis pas pour une journée pour chaques excuses de ne pas pensé à... 

Les femmes, les enfants, les malades, les amoureux, les grands mères ...etc....

Mais j'ai un coeur quand même, sauf que je pense à ces personnes à ma façon, je les aide du mieux que je peux.

Bon tout ça pour vous faire partager mon coup de coeur, le magazine Causette.

Journée de la femme ou pas....

Donc 1ère de couv, plus présentation du mag:



Il y a trois ans, j'ai souri, et vos dents ont reflété les miennes.

 

L'idée que je fasse un magazine pour vous vous plaisait. Alors j'ai connecté mes neurones.  J'ai mis mes chaussures de randonnée. Pris mon calepin et mon appareil photo. J'ai fait craquer mes doigts, me suis frotté les mains et ai retroussé haut les manches de mon gros pull hors d'âge. Depuis, on s'est quand même bien marrées ! Pas mal énervées, aussi. C'est comme ça que le courant est passé. Et je suis restée collée. Voici donc venues nos « noces de froment ». Je suis d'accord, on fait plus glamour comme Légion d'honneur pour course de fond amoureuse. Mais trois ans, c'est le froment ! C'est comme ça. Et c'est la base. Froment, farine, pain quotidien. Ou pâte à quiche. C'est moi qui pétris, c'est toi qui fais cuire. Et vous allez voir - sur les podiums des Quiches d'Or 2012 -, nous nous ressemblons tellement que nous les garnissons à présent presque pareil, nos moules à quiche ! Alors qu'on ne vienne pas me dire que l'amour ne dure que trois pauvres années ! Je crois qu'on s'aimera encore longtemps. Un œil sur l'avenir, bras dessus bras dessous, et en avant la marmaille ! Ensemble, femmes de la vie réelle, les pieds sur terre et les mains dans le cambouis. C'est mon anniversaire, c'est notre anniversaire : le 8 mars, on fait le bilan. Le nôtre est bon, mes amies. Très bon. Naguère, quand je prétendais vouloir tenter de faire un magazine féminin différent - « enrichissant », disais-je -, on riait grassement en postillonnant sous mon petit nez renfrogné. Comme on a ri des femmes qui demandaient la mort administrative du mot « mademoiselle ». Jusqu'à ce que Matignon leur donne raison. Hommes comme femmes, beaucoup voulurent me convaincre de retourner à mon gloss et à mes sacs à main. Mais vous, vous avez été là. Vous m'avez fait confiance, avez été exigeantes tout en restant indulgentes, parce que vous saviez que les plâtres, ça s'essuie. Aujourd'hui,  nous sommes presque dix fois plus nombreuses à vivre en Causettie, ce petit pays pour réfugiées, qui a déclaré unilatéralement son indépendance le 8 mars 2009. On s'y installe durablement pour fuir les insultes que la société de consommation jette en permanence au visage des femmes. On s'y retrouve pour se sentir moins seules. L'asile féminique y est accordé sans examen fashionique ni questionnaire peopeulitique. Asseyez-vous,  chères citoyennes causettiennes, car j'ai une grande nouvelle à vous annoncer : le ministère de la Culture vient de reconnaître notre pays en déclarant officiellement que mes pages sont celles d'une « Publication d'information politique et générale », parce qu'elles apportent « de façon permanente sur l'actualité politique et générale, locale, nationale ou internationale, des informations et des commentaires tendant à éclairer le jugement des citoyens ». Nécessaire à la démocratie. Une première, pour un féminin... Et c'est grâce à votre fidélité. Alors merci, bravo les filles, et en avant mauvaises troupes !

 

CAUSETTE

 

N. B. : Bon, ça craint, mon imprimeur habituel est en grève. Régis Ragnolet, mon cousin imprimeur qui vit dans la Présipauté du Groland, m'a proposé de prendre le relais. Il est un peu misogyne mais très sympa. J'espère qu'il ne va pas déconner...

Bonne journée